jeudi 14 avril 2016

Restauration berceau : la suite

La restauration du berceau ayant été longue, je vous raconte la suite ci-après.

La partie inférieure de la première branche ayant été réparée, il fallait s'attaquer à la partie inférieure :)


Mais avant ça, je vous présente les « outils » que j’avais à disposition pour ce qui touche à la tôlerie … Je ne suis pas du métier et n’ai jamais fait de tôlerie de ma vie. Alors avec un équipement comme celui-ci, vous comprenez pourquoi, le résultat peut être loin de la perfection ! Vous me direz, que j’aurais au moins pu investir dans quelques outils spécifiques... Mais si vous vous lancez, où vous êtes lancé un jour dans la restauration d’une voiture, vous savez, ou découvrirez que l’investissement en outillage peut vite dépasser le budget restauration lui-même ! Donc pas toujours évident de concilier tout ça ;-)

Bref, revenons à nos moutons. On voit que la partie supérieure était assez amochée, elle aussi.




Après avoir pris les côtes du triangle, j’ai reformé la pièce avec les moyens du bord.



On peut ensuite découper. Au passage, j’ai pu regarder si la soudure réalisée de l’autre côté avait bien pénétré, et j’ai également meulé les passages réservés pour l’écoulement d’eau. 



Même si c’est certainement pas parfait, ça évite d’avoir des retenues humides au niveau des soudures et donc de favoriser une corrosion rapide à ces endroits. Bien sûr, le berceau sera, dans tous les cas, traité à l’intérieur avec du corps creux, a minima. 

On notera également, que malgré une apparence extérieure normale, la partie sphérique de ce côté est bien attaquée de l'intérieur :-/ 

Il faudra voir qu'en faire... même si dans un premier temps, il semblait subsister suffisamment d'épaisseur pour laisser en l'état :-/


Bref, on peut placer la pièce refaite. Ca semble s’ajuster pas trop mal. Le reste sera comblé par le cordon de soudure  de toute façon. Pour pouvoir araser au mieux et avoir une pièce « jolie », j’utilise un aimant de disque dur, pour que les deux tôles soient dans le même plan.

On pointe, puis on soude tout.


Après meulage, on obtient le résultat ci-dessous. 
Les zones de chauffe ne permettent pas d’apprécier tout dans le détail, mais ça semble pas mal !!


 Désolé, la photo est un peu floue, mais les gros plans sont difficiles à prendre, notament dans le garage qui est assez sombre :/

























Il faut quand même poursuivre, on n'en est pas encore à la moitié :p




On passe à l’autre branche !




Même combat, on reforme le "U en arc de cercle", comme on peut. 
Ci-dessous, les fameux outils en action :-D

Le morceau est en cours de formage à gauche. 
Ca commence à ressembler à ce qu'on recherche ci-dessous, même si les arrondis ne sont pas parfaits ! Il faut peaufiner encore un peu ;-)
Une fois fini, on peut passer à la découpe de la partie malade, pour ajuster la nouvelle pièce au mieux, puis pointer, et souder tout le long. 



Au passage, je vous épargne les étapes successives de meulage, et de re-soudure, pour obtenir un résultat a peu près correct :/

On attaque désormais la réfection de la première partie sphérique ! Après avoir formé la sphère, j'ai directement découpé, sans vraiment avoir fini de marteler le nouveau morceau. En effet, la forme étant assez compliquée, je voulais la former tout en la mettant en place régulièrement, car la tôle est rigide, et contrairement aux pièces longues, sur lesquelles il est possible de corriger en soudant, sur une petite pièce, c'est difficile de rattraper après coup, une fois le martelage "fini".


 

  On voit que notre nouveau morceau n'est pas DU TOUT fini, mais ça permet de juger de la profondeur à laquelle enfoncer la tôle pour que le creux de la sphère affleure avec l'envers au niveau du tour de fixation, et que le bord supérieur affleure avec la tôle de la branche qui vient d'être pointée précédemment.


Pour ce morceau, je vous cache pas que j’ai longuement hésité entre « reboucher les trous de rouille » et refaire la pièce, car la forme est difficile à reproduire surtout avec les deux évacuations d’eau…

Mais je me suis dit que vu le nombre de trous causés par l’oxydation, et la tête des tôles que j’avais déjà enlevées, cette partie, risquait de ne pas tenir dans le temps si je me contentais de boucher les trous. Par ailleurs, comme évoqué dans un précédent article, la soudure, ça ne marche parfaitement que si l’état de la tôle à souder est nickel ! Or, déjà pour les parties refaites, je n’ai pas forcément pu enlever toute la rouille (sinon, il aurait fallu refabriquer entièrement le berceau…). En laissant ici ou là, les surfaces irremplaçables légèrement oxydées (mais dont l’épaisseur était largement suffisante pour assurer la tenue mécanique), j’ai déjà eu des difficultés à souder. Ca n’allait pas bien, il a fallu s’y reprendre plusieurs fois. Donc pour l’extrémité, très malade, j’étais suffisamment peu confiant pour me décider à refabriquer le morceau tant bien que mal.
Pour la technique, j’ai utilisé, la fameuse boule de pétanque et la cage extérieur de roulement, pour refaire la sphère. Le reste s’est globalement fait par martelage. Quand aux deux évacuations d’eau, j’ai coincé les parties planes entre deux fers plat, entre lesquels j’ai fait « une matrice » à base de petits bouts de fer plat, positionnés de part et d’autre de la pièce à façonner, un peu comme des dents). La presse aura permis d’écraser tout ça, pour former les deux évacuations d’eau.  Ca fait bricolage ?? Ouais, c’est le moins qu’on puisse dire ^^’, j’ai fait comme j’ai pu, et j’étais pas trop mécontent du résultat (toutes proportions gardées :-p).
Je garde le suspens pour la fin de cet article, héhé :p


Mais on n'est pas encore au bout, donc on passe ensuite à la partie supérieure, et on répète le même schéma que celui évoqué plus haut. Une fois pointé, ça donne le résultat ci-dessous. Il fat ensuite souder l'ensemble. 

Mais avant, j'ai aussi remplacé une arrête, qui montrait des signes de corrosion interne importante.


Nota : dans toutes les étapes de réfection des extrémités, avant de souder, il ne fallait pas oublier de percer le trou de fixation du berceau. Côté sphère, le trou étant présent, cela permettait facilement de savoir où percer la nouvelle tôle soudée de l’autre côté ! Et c’est seulement après avoir fait cela qu’on pouvait passer  la découpe de la partie sphérique rouillée. Sans ça, une fois tout soudé, impossible de savoir où positionner le trou de fixation du berceau ! ;-)

Bref, une fois tout cela achevé, je suis passé à l'étape du meulage et de l'arasage !

Et voilà ce que ça donnait, une fois terminé ;)




Sur la photo ci-dessous, on voit la branche avec la partie sphérique d'origine :


Et, sur les deux photos qui suivent, on voit la branche avec la partie sphérique refabriquée :-)



Cela étant, une fois arrivé à ce résultat, et compte tenu du nombre d'heures passées sur la restauration de ce berceau, j'ai eu un gros doute sur la tenue dans le temps de la partie sphérique non refaite... Même s'il subsiste un peu de corrosion à l'intérieur, à des endroits sans importance structurelle, et difficilement refabriquables (à moins de refaire un berceau complet, comme évoqué plus haut), il aurait été vraiment bête d'avoir fait tout ce travail, si d'ici 1, 2 ou 3 ans, la sphère d'origine venait à percer par la corrosion intérieure, du fait d'une épaisseur insuffisante :/ 

Moralité, j'avais pas envie d'en être arrivé là, et de ne pas finir le job. J'ai donc aussi remplacé l'autre extrémité :



Et à vrai dire, je ne regrette pas, car elle était vraiment pas jolie ! ;-)

A l'heure où j'écris (je rattrape peu à peu mon retard dans la traçabilité de cette aventure :p) le berceau a été confié à une entreprise qui doit lui faire subir :
-  un zingage
- et une cataphorèse intérieure/extérieure !

Dès que je le récupère, je lui injecterai un stabilisateur de rouille à l'intérieur, dans l'hypothèse où la cataphorèse n'aurait pas accroché sur les parties légèrement oxydées qui subsistent Et enfin, on finira par un traitement au corps creux, histoire de mettre toutes les chances de notre côté pour que ce berceau tienne dans le temps  !! En tout cas, j'étais content d'en avoir fini avec lui ;-)

Bien, sûr, je ne manquerai pas de poster le résultat final ;-)







mercredi 13 avril 2016

Restauration du berceau

Salut tout le monde !


Si vous avez lu les précédents posts, vous vous souvenez que je devais m'attaquer à la réfection du berceau que j'avais déposé quelques temps avant. Cf. Ci-contre :



Avant décapage on constatait déjà que la rouille avait bien attaqué certaines branches de ce dernier. Néanmoins, ayant vu des postes, entre autres sur le forum de 204/304 sur lequel je suis inscrit : boletus-satanas.org, je savais que rien n'était irréparable ;-)

Pour ce qui concerne la réfection, en gros, il faut découper les tôles mortes, et ressouder des tôles neuves. Jusque là, c'est facile :D Sauf, que sou venez vous, mes compétences en soudure MIG était très loin d'être optimales ^^

J'ai donc demandé au collègue (et désormais copain partageant la même passion), soudeur qui s'était occupé de mes suspensions de m'expliquer les bases. Il a accepté, volontiers et je le remercie encore, car après une petite heure d'explication du B-A-B-A et de démo, j'étais pas expert, rassurez-vous, mais je pouvais au moins assembler deux tôles entre elles avec un cordon digne de ce nom, et reboucher les trous dus à mes maladresses ;-)

Pour ceux qui souhaitent se lancer un jour : sachez que le mode automatique ne sert pas à grand chose et ne fait rien de terrible (en tout cas, c'est ce qu'il m'a dit, et je l'ai constaté personnellement aussi).

Une fois mes nouvelles compétences acquises, il a fallu faire le point sur l'état réel du berceau.
Pour ce faire, direction l'entreprise de mon amie qui a encore gentiment accepté que j'utilise la sableuse, pour décaper tout ça ;)

Une fois la pièces sablée, on pouvait y voir plus clair :


On voit déjà que les branches du haut, sont bien malades...

Sans vous mettre toutes les photos (vous les trouverez plus bas dans ce post), on voit bien en s'attardant sur certains endroits, que la tôle ne devait plus tenir grand chose...


En résumé, il y avait du boulot... Même si j'avais déjà vu des berceaux être restaurés, ceux-ci étaient généralement moins malades d'après les photos.

Bref, une fois là, il fallait se lancer !!

Avant de découper, j'ai déjà pris les côtes des parties malades, essayé de reproduire la forme sur un papier afin de savoir quelle taille de tôle découper, et tracer les lignes de pliage.
On peut s'imaginer que refaire une branche comme celles-ci n'est pas compliqué. Sauf que déjà, j'ai utilisé du 15/10ème en guise de tôle. Autant dire qu'à plier, avec mes faibles moyens, ça demande des bras. Et en ce qui concerne la forme, on remarquera que globalement, il faut plier la tôle en U, mais que ce "U" forme une courbure, voire même deux courbures opposée vers la partie centrale du berceau. Pour finir, les extrémités sont en forme de sphères... Sur le coup, je me disais, que ça irait bien. Mais en fait, plier du 15/10e en U courbé, c'est dur !  ^^'

Je m'y suis néanmoins attelé, sans compter mes heures... 

Petit aperçu de la première partie que j'ai choisi de refaire, ci-contre.

Précisons toutefois, que les deux côtés droite/gauche, et les deux faces dessus/dessous étaient abîmées, sans parler des sphères ou le berceau est fixé à la caisse...
























Une fois un patron grossier effectué, j'ai découpé un tôle plate avec un peu de marge. On peut toujours redécouvre les bouts qui dépassent. En revanche, rajouter des bouts si la découpe est trop courte, s'avère plus chiant...





Une fois la forme et les traits de pliage tracés sur la tôle plate, vient le temps du long et fastidieux martelage. Alors pour info, je n'ai pas grand chose en termes d'équipement. Tout juste une massette, un petit marteau, de quoi découper (meuleuse, ciseaux, grignoteuse) et deux trois bouts de tubes et d'acier qui me servent de support... Autant dire que ça complique les choses. 



Bref, pour réussir, j'ai simplement coincé ma tôle à l'étau avec des tubes, et essayé, centimètre par centimètre, de plier le long des traits. Forcément, plier, à l'angle droit, en suivant un rayon de courbure, ça ne se fait pas d'un coup. L'acier doit s'étirer par endroit, se tasser à d'autres. Il doit travailler. Cela nécessite donc, de plier, déplier, replier, déplier, successivement, et aplanir chaque partie qui aurait tendance à bomber, du fait des contraintes exercées. 

C'est difficile à expliquer à l'écrit, si vous ne l'avez jamais fait, mais globalement, pour comprendre le phénomène, vous pouvez tracer un arc de cercle sur une feuille, et essayer ensuite de plier la feuille le long de l'arc de cercle, vous aurez un bon aperçu, de ce que cela donne. Ensuite, vous imaginez avec de l'acier relativement épais :-p


Au passage, plutôt que de toujours marteler, j'ai essayé aussi d'utiliser la presse pour certains morceaux qui le permettaient (hé oui, à force, la massette, ça tire dans les bras ^^...)








Cela dit, après plusieurs heures de patience, et des biceps ayant doublé de volume, j'ai fini par avoir le résultat ci-dessous.
A ce stade, pour savoir si la pièce est aux bonnes dimensions et pour ajuster au mieux, il n'y a plus qu'une chose à faire : découper la vieille :-D 

Et le résultat est étonnant : le tas de copeaux marron, n'est autre que la rouille qui était coincée à l'intérieur du berceau, et qui était vraisemblablement issue de la corrosion par l'intérieur des parties malades.

Au passage, on notera aussi la présence de corrosion  à l'intérieur du berceau, sur la partie opposée. Ca permet aussi de savoir globalement jusqu'où découper pour retrouver une épaisseur de tôle saine suffisante ;)











Une fois la nouvelle pièce mise en place, j'ai pu recréer la partie sphérique en partie. 

N'ayant pas de matrice, j'ai utilisé une boule de pétanque et la cage extérieure d'un vieux roulement en guise de matrice. 
  Ca reste perfectible, mais j'étais content de moi, compte tenu de mon équipement :p






Et une fois qu'on en est ici, que reste-il à faire ? Souder ! Le meilleur moment.








Voici le résultat, après plusieurs heures. Encore une fois, j'ai pas la prétention d'être un pro de la soudure, et la meuleuse a largement servi à rattraper mes pâtés lol. Cela dit, les cordons avaient bien meilleures allures que ce que j'avais fait sur mon bac à battre, souvenez-vous ;-)  



J'en resterai là pour aujourd'hui, et tracerai la suite du berceau dans un prochain poste :)
A suivre donc ...



vendredi 8 avril 2016

Démonter or not démonter?

Salut tout le monde :)

Comme évoqué précédemment, le démontage de l'aile avant gauche a montré plus de dégât que ce qui apparaissait initialement. Ca et ce que j'avais déjà remarqué sur les ailes arrière m'ont longuement fait hésiter : réparer "grossièrement" par étape, ou démonter tout et faire une restauration intégrale de la caisse en une fois...
J'ai vraiment passé un moment à tourner autour de la voiture, un peu paumé.
Finalement, j'ai poursuivi le démontage pour déjà pouvoir réparer ce que j'avais vu.
Et puis, plus j'en démontais, plus je me disais qu'à vouloir réparer par morceaux, ça ne serait ni simple, ni du bon boulot.

J'ai donc poursuivi le démontage en prenant les notes et photos qui s'imposaient ;) 


La dépose des tapis et moquettes aura permis de voir plus précisément l'étendu des dégâts au niveau du passage de roue avant gauche. On voit que le trou causé par la rouille, remonte finalement plus haut que ce qu'on voit de l'extérieur :/ 
Il faudra donc refaire le panneau quasi complet pour que la rouille ne revienne pas !


Ne sachant pas dans quel ordre tout démonter, j'ai fait ça, un peu "comme ça venait", en fonction des gros composants que je souhaitais déposer, je démontais ce qui semblait facilement accessible, et qui bloquait le reste du démontage.
Accessoirement, je me suis attaqué au volant, au tableau de bord, avant de démonter les sièges. La raison, c'est surtout que j'avais pas la parce de stocker les sièges...


D'ailleurs, autant le redire : démonter une voiture ça nécessite de la place. BEAUCOUP DE PLACE ! ^^'

Personnellement, j'ai un grand garage, mais j'ai aussi beaucoup de bazar... :p Il a donc fallu qu'un week end je crée une mezzanine dans le garage pour y stocker toutes les pièces. et ces 8m2 supplémentaires, sont remplies à l'heure ou j'écris ! 

Bref, on voit ici qu'une fois le tableau de bord déposé, ça fait un peu de place.







Une fois cette mezzanine créée, j'ai pu déposer les sièges, et banquette arrière, ranger toutes les moquettes, les tapis, ranger le faisceau électrique (à bien repérer avant ;))
























La dépose de la banquette aura permis de se faire un avis plus précis sur l'étendu de la corrosion au niveau des doublures d'aile arrière, et au niveau du plancher.



Sur la photo ci contre, complètement à droite, on voit la rouille qui a traversé (juste au dessus des 4 vis de fixation de la traverse arrière).



Le reste, en orange un peu partout, n'est rien d'autre que des résidus de feutrine collés.



Ci-dessous, on voit plus précisément la perforation par la rouille.
Jonction entre le plancher et la doublure d'aile arrière gauche.

Jonction entre plancher/ doublure d'aile arrière/ coffre, au niveau de la fixation de traverse arrière.




On notera que la corrosion a perforé, jusqu'en haut de l'emplacement de suspension arrière. 

Sur la photo de gauche, on voit le trou de la tête d'amortisseur, située juste sous la petite mousse de droite.









En parallèle de tout ce démontage, j'ai aussi procédé à la dépose du train arrière. 
Dans la mesure où le démontage n'est pas forcément le plus intéressant, ni le plus motivant (on ne fait que découvrir de mauvaises surprises...), j'arrêtais occasionnellement ce chantier, et passait au décapage et à la réfection d'autres pièces en parallèle. C'est pas le plus efficace je pense, mais ça varie les plaisirs ;)

J'en ai aussi profité pour attaquer la réfection du berceau. 
Pour ce qui concerne la réfection de la caisse, on peut trouver certains éléments de châssis de 204 et 304 en pièce détachée neuve. Cependant, certains éléments de la caisse, grignotés par la rouille, n'étant pas forcément disponibles en "pièces détachées" neuves, il fallait faire autrement. 
Généralement les passionnés, optent pour la récupération de morceaux sur une épave. personnellement, je n'ai pas la place de stocker des épaves dans le jardin, et la maison ne peut objectivement pas devenir une casse automobile... Donc, j'ai essayé de refabriquer les éléments pourris par la rouille, à partir de tôle plate ! Je me suis donc lancé dans le travail de tôlerie et martelage ... 

Mais je n'en dirai pas plus, ce sera tout pour aujourd'hui :p. Les photos de tous ces travaux, suivront bientôt ;)


mardi 5 avril 2016

Les mauvaises surprises...

En parallèle de la réfection du berceau moteur, j'avais prévu de déblaksonner les ailes, pour voir l'état des tôles dessous et ensuite refaire un blakson propre. On voyait en effet que par endroit il était craquelé (à minima), et qu'il y avait des traces de corrosion superficielle (ou pas... ^^'). J'avais donc dans l'idée d'enlever tout ça, pour protéger la tôle saine et éviter sa dégradation accélérée en attendant une éventuelle réfection complète.

J'ai donc procédé, à la dépose de l'aile, du phare et du porte phare côté gauche, dans un premier temps. Ca permettait d'y voir plus clair. Et dans la mesure où le côté gauche semblait plus abîmé que le droit, ça permettait d'avoir un aperçu rapide du "maximum des dégâts".

Clairement, j'ai pas été déçu... :/

Une fois l'aile déposée, j'ai découvert que la tôle, ressemblait plus à de la dentelle qu'autre chose ^^, comme on le voit en haut à gauche sur la photo, vers la partie conique qui contient le phare :




Vu de l'extérieur (aile en place), on voyait que le blason était craqué au niveau de la doublure d'aile, vers le bas. 


Comme on le voit sur cette photo, en réalité, c'était la tôle qui était "craquée"... On voyait même les pédales ^^

Bref, avant de parler blakson, il faudra parler tôlerie, me suis-je dit...



Par ailelurs, cela indiquait aussi qu'il fallait déposer les tapis, et certainement tout un tas d'autres choses à l'intérieur, pour pouvoir refaire cette partie de tôle.





J'ai aussi constaté que l'extrémité du longeron était troué, comme on le voit ci-dessous :






Mais ça, encore, ce n'est pas ce qui me faisait le plus peur.












Le pire, c'était clairement la partie conique qui sert de logement au phare. 








Comme on le voit ci après, la partie conique était complètement rongée...

 

Vu de l'intérieure, c'était pas mieux, la preuve ci-contre... 
Et vu de l'extérieur, la surface d'appui du porte phare, était même encore pire...

Clairement à ce moment, j'étais dépité. En soit, rien n'est irréparable, mais, j'avais aucune compétence en tôlerie, ni aucun outil, c'est un vrai métier.
N'ayant pas non plus prévu un budget pour refaire cette 304 à neuf, j'étais un peu perdu. Impossible de remonter en l'état, car démonter un truc qui tient sur de la rouille, c'est démonter un truc qui ne pourra jamais être remonté... (essayez de visser une vis dans un filetage qui a disparu par corrosion, vous verrez :p) D'un autre côté, j'allais pas abandonner comme, ça, ni mettre 10 000€ en carrosserie et tôlerie pour cette petite 304 :/. Et pour finir, quel intérêt y aurait-il eu à refaire un train roulant à neuf, si c'est pour le monter sur un gruyère en guise de caisse?? Mmmh gros dilemme. J'ai donc pris le temps de réfléchir à tout ça.

En dehors des solutions évoquées ci-dessus, il restait la possibilité de refaire juste l'avant de la voiture, et de procéder à la réfection du reste de la carrosserie plus tard, ou bien, carrément tout démonter (ce que je n'avais jamais fait, vous vous en doutez...), et apprendre en autodidacte, à refaire complètement une voiture de A à Z... Pour le coup, c'est une autre aventure, dans laquelle j'avais pas prévu de mettre les pieds :/


En attendant, j'avais quand même le berceau à refaire :) la suite est pour bientôt ;)