lundi 30 mai 2016

Des trous, des trous et encore des trous...

Après ce bref interlude, revenons à nos travaux de tôlerie ! hééé oui, on est loin d'en avoir fini avec la rouille, et les trous. Parfois je me dis (et ceux qui se lanceront dans une aventure similaire se poseront sûrement la même question) "dans quoi tu t'es embarqué??!!"

Clairement, c'est fastidieux, mais pour être certain d'avoir une résultat potable à la sortie, il faut y passer ;-)



Bref, petit aperçu des rustines posées sur le longeron gauche !
On commence par le trou situé à l'avant du longeron et caché par le bas de caisse :



C'est reparti !

















On prend un bout de tôle, qu'on découpe grossièrement à la cote :)

On le plie rapidement, pour voir comment ça tombe...










On attaque le martelage, toujours avec "les outils" que j'ai à disposition. soit, 3 bouts de tube, et un marteau ...





On essaie de voir si ça tombe bien !!
































Dernier aperçu avant soudage !!


Soudage, meulage, et voilà le résultat ! La soudure à la verticale, c'est difficile, et à l'envers j'en parle même pas... L'idéal serait d'avoir une "rôtissoire" pour pouvoir manipuler la caisse et souder proprement dans le bon sens en permanence, mais c'est pas mon cas ! Alors les soudures verticales et du dessous garderont une "sale tête" :/




A l'intérieur de la caisse, le longeron était aussi un peu attaqué :


Comme quoi, derrière les tapis, on trouve pas mal de misère :p



Bref, un morceau ci-contre,






Un autre ci-dessous...















On finit de découper ...

... ce qui permet de voir un peu comment le longeron est à l'intérieur :


Ca m'a paru relativement sain. On constate un chouya d'oxydation superficielle sur la gauche. 
J'ai poncé ce qui était accessible et badigeonné tout ça de framéto. 

Et de toutes façons, lorsque la voiture sera mise en peinture, elle sera traité à la cire à corps creux.

Par ailleurs, les trous laissant pénétrer l'eau étant peu à peu refermés, je n'ai pas d'inquiétude. Ca tiendra en l'état ;-)




Bref, on passe à la reconstruction ...
















Puis au pointage :)





Après soudage et un rapide meulage, voici le résultat ;-)



Il ne restera plus qu'à peaufiner tout ça à la finition :) 



jeudi 26 mai 2016

Rénovation radiateur

Salut à tous :)

Bon, j'ai décidément, très peu de temps à consacrer à la restauration de la petite 304 ces derniers temps... désolé si le blog est un peu au point mort, mais ça reviendra ;-)

J'essaie toutefois de m'en occuper dans les courts créneaux que mes laissent mes autres occupations :)

Dans les premiers postes, il me semble que j'avais rapidement expliqué que j'avais nettoyé le radiateur car la voiture chauffait :)
Cette fois-ci, je me suis à nouveau attaqué à l'intérieur pour remettre une couche de détartrage, et j'en ai profité pour lui refaire une beauté extérieure ;)

Voici la bête au départ :) La peinture s'est écaillée par endroit, les ailettes présentent une légère oxydation de surface (il n'est cependant pas du tout percé, et fonctionne parfaitement :)). Certaines ailettes sont tordues. Bref, on va lui redonner un coup de jeune, histoire qu'il présente mieux. Ca coutera moins cher que d'en racheter un neuf.


Dans un premier temps, j'ai poncé les ailettes. Difficile de poncer entre celles-ci, sauf si vous souhaitez y passer 2 semaines :-D ... 

Mais un ponçage en surface permet déjà d'éliminer ce qui se voit le plus, et de redonner de l'accroche sur la partie visible ;)

J'ai ensuite poncé les côtés, le dessus, et le fond :)

Avec l'ongle, j'ai délicatement redressé les ailettes qui déviaient. On ne peut pas faire ça sur tout type de radiateur. Mais en l'occurence, sur la 304, les ailettes sont formées par des lamelles fines qui parcourent toute la largeur du radiateur. C'est donc assez facile de les redresser et de rattraper le parallélisme de celles-ci :)

Et j'ai remis une dose de vinaigre blanc à l'intérieur, pour dissoudre les traces de calcaire qui pouvaient être revenues depuis mon premier nettoyage drastique ! Bien entendu, on laisse agir un certain temps, en secouant par moment ;-)








Une fois tout ça effectué, j'ai tout rincé à l'eau claire, et séché l'ensemble à coup de soufflette et sèche cheveux.

Oui, je ne suis pas de nature suffisamment patiente pour attendre que le truc soit sec 2 jours plus tard ^^, les ailettes c'est long à sécher tout seul ... ^^').









 

Une fois la pièce prête, on la suspend, et on attaque la peinture. Attention, pensez bien à prendre une peinture haute température, sinon ça tiendra pas ;-)

Avant peinture, j'ai passé un voile ultra léger de primer. Je précise "ultra léger", déjà parce que plus c'est léger, plus ça tient - les gros pâtés de peinture ont plutôt tendance à craqueler dans le temps - mais aussi parce que si c'est trop épais, je suppose que ça peut nuire à l'échange thermique avec l'air !!


Après avoir passé une couche de primer, j'ai passé la couche de noir :) La aussi, je fais des passes très rapides, et légères, notamment sur la partie qui fait l'échange thermique. Pour que la peinture pénètre un peu sur les surfaces entre les ailettes, j'ai essayé de pulvérisé un coup vers le bas, et un coup vers le haut. Ca paraît évident, mais on serait vite tenté de peindre avec un angle à 90°, avoir l'impression que c'est joli, et finalement, s'apercevoir que la peinture ne s'est posé que sur l'extrémité des ailettes (Cf. résultat final pour s'apercevoir que malgré ces précautions, les défauts se voient, alors imaginez sans !!)




Après séchage, le lendemain, voilà le résultat :) 




On note tout de suite, que même en orientant le jet de peinture vers le bas puis vers le haut, pour faire pénétrer la peinture un peu à l'intérieur des ailettes, le résultat n'est pas garanti. En regardant le radiateur avec un peu d'angle, on voit toujours les traces légères d'oxydation qui sont situées entre les ailettes (Cf. dernière photo notamment).
De même, il faut trouver l'équilibre entre des passes suffisantes pour recouvrir, mais pas trop épaisses pour ne pas surcharger et nuire à la capacité d'échange ;)


Enfin bon, en tout état de cause, pour 15€ de peinture Haute T° et 2€ de vinaigre, avec un peu d'huile de coude, le résultat n'est pas si mal ;) ... d'autant plus qu'en reagrdant le radiateur "de face", on ne voit rien  :)






vendredi 13 mai 2016

Réfection doublure d'aile

Salut :) Après ce petit moment d'absence, où je n'ai ni eu le temps d'avancer sur cette petite 304, ni eu un moment pour mettre à jour le blog, me voici de retour :)

Aujourd'hui, je vais vous raconter comment j'ai refait la doublure de l'aile avant gauche. Vous vous souvenez certainement de la réfection de l'entourage du phare. Mais souvenez-vous, notre amie la corrosion s'était également immiscée à d'autres endroits :/

Bref, voyez par vous même. 

Pour mémoire, j'avais retrouvé de la corrosion perforante entre le passage de roue, et l'intérieur de la voiture, au niveau des pédales. 

Et le blakson était, lui aussi, bien attaqué à certains endroits, avec de la corrosion importante même si ça ne perforait pas. Cf. Photo ci-contre.
















De l'intérieur, ça n'était pas joli non plus :

En dépointant la tôle proprement, pour atteindre la structure principale, j'ai également eu la délicieuse surprise de constater que la rouille s'était invitée partout, y compris entre les tôles :D



Bref, j'ai décidé de découper le plus large possible, afin d'éliminer purement et simplement toute la corrosion que je pouvais supprimer :


nous ne commenterons pas le bazar dans lequel je travaille... malgré les 54m2 de garage, la quantité d'outils, de pièces stockées à droite à gauche, et les autres véhicules, prennent de la place, et c'est compliqué... On en revient à ce que j'évoquais dans un premier poste : pour refaire une voiture, il faut de l'espace (libre :p)

Une fois la découpe effectuée, j'ai commencé par refaire proprement le renfort de 3mm d'épais qui vient tout en haut, au milieu du passage de roue :



Après, ça, j'ai découpé une bande de tôle, pour refaire la partie du passage de roue qui recouvre la doublure,



et une fois celle-ci pointée, j'ai découpé la partie de la doublure, qui était justement perforée :



















J'aipointé tout ça pour que ça reste en place. Pour assurer une facilité au soudage, les tôles sont superposées sur un centimètre en gros.

Par contre, une fois cela effectué, je n'ai pas souhaité pointer les tôles les unes aux autres comme c'était fait à l'époque. J'ai choisi de souder un cordon complet tout le long. C'est plus long, plus difficile, et plus gourmant en soudure et gaz. Mais le hic avec le pointage, c'est que l'eau s'infiltrait peu à peu à travers le blason entre les tôles, et c'est de là que partait toute la corrosion. Je pense donc qu'en soudant tout le long, il y a peu de chances que l'eau d'infiltre à nouveau et corrode les tôles neuves ;-)

Après quelques heures de soudage, et meulage, voici le résultat :


Il ne reste plus qu'à fermer la partie supérieure, et à faire la tôle de renfort :)


Et au final, voici le résultat. J'ai failli aussi reproduire le triangle qui était pressé dans la tôle du haut, mais ça présentait peu d'intérêt...


C'est pas de l'art, mais en tout cas, ça présente pas trop mal, et une fois que ce sera recouvert de blakson, les défauts légers de planéité, et de soudure, ne se verront pas du tout :)

Ca, c'était aussi un bon morceau. Mais il reste du boulot ! Affaire à suivre donc ;-)





samedi 23 avril 2016

Exercice de martelage

Salut à tous :)

Après l'exercice du berceau, il a bien fallu s'attaquer à la réfection de la doublure d'aile avant gauche (a minima). Hé oui, pour ceux qui ne se souviennent pas, ou n'ont pas lu les posts précédents, voici ce que j'avais trouvé, lors du démontage de l'aile avant gauche !
La conception de la voiture, ne permettait pas d'éviter les infiltrations d'eau entre les tôles et renforts, ce qui favorisait la corrosion :


Mais le plus difficile à refaire, c'était surtout ces deux parties.

L'entourage, qui sert de support au phare, ci-contre :





























... et la partie de la doublure, de forme conique, dans laquelle je phare est logé, ci-dessous :


C'est de ces deux parties, dont on va parler aujourd'hui :)

Avant de découper, quoi que ce soit, j'ai préféré faire un petit patron sur papier, notamment pour l'entourage du phare, de manière à pouvoir reformer ce morceau par martelage depuis une tôle plate. J'ai reporté les traits sur lesquels plier la tôle pour reproduire la courbure. Encore une fois, la difficulté, c'est de plier une tôle à angle droit, le long d'un courbure. En l'occurence ici, la tôle est plus fine que pour le berceau (10/10e au lieu de 15/10e)...  donc a priori, c'est plus simple, mais le rayon de courbure n'est pas le même ... donc en fait, ça a été encore plus long ^^ :









On constate, après quelques centaines de coups de marteau, qu'on est encore loin du résultat escompté.




Cependant la tôle s'étire peu à peu. 



Quoi qu'on dise, c'est plutôt encourageant ! ;-) 











Les travaux de pliage / dépliage et martelage d'un côté puis de l'autre s'enchaînent... 


 






Cependant, après déjà 4 ou 5h à frapper, on commence à avoir un truc potable...

Pas parfait... mais potable !




C'est alors que les essais d'emboîtement sur la pièce morte se suivent. Ca permet de corriger peu à peu, les défauts de forme :)






























Et, après 7h, oui j'ai bien écrit 7h... à marteler ce bout de tôle, on arrive à un résultat qui se rapproche de la pièce originale !

 

Ne nous voilons pas la face, ça n'est pas strictement identique à 100%. Mais avec mes outils et mes compétences, je ne pouvais pas faire mieux, et dans la mesure où cette pièce n'a pas vocation à être ajustée à une autre ni à être visible, la perfection de la courbure, ou de l'angle droit, n'a pas d'impact :)

Pour ce qui concerne le morceau rouillé inférieur, pas de photo. Il s'agissait uniquement de plier un bout de tôle avec deux angles droits. Ca m'a pris 5min ;-)

Une fois ce travail, réalisé, on peut affiner le découpage des nouvelles parties, découper les tôles mortes, et passer à l'étape de soudage:


Vue de derrière/côté, on obtient le résultat suivant :)


Il ne reste alors plus qu'à fabriquer et changer la partie conique arrière :)

J'ai choisit de ne pas reproduire le petit bourrelet (qui sert à rigidifier, j'imagine), qu'on voit au centre de la photo. Cette partie est, elle aussi, masquée, donc pas de souci :)
Je pensais que ce morceau était plus simple à faire. Mais finalement, au moment du soudage, c'était plus compliqué à ajuster.

Enfin, en attendant, voici les étapes de formage :




J'ai commencé par reproduire la forme conique approximative.




Je suis parti du principe que même si le cône n'est pas strictement identique à celui d'origine, il est facilement rattrapable, au moment du soudage... La vérité, est que c'est pas si simple ^^

M'enfin, on a pu se débrouiller.
Par comparaison avec la pièce originelle, on voit que c'est assez proche (au détail près du renfort)



Une fois la découpe des anciennes parties, réalisée, on peut souder.

Cette étape a été particulièrement difficile. Car les tôles étaient fines, et la soudure des deux avait tendance à percer. Mais le résultat reste acceptable et cachée sous l'aile, on ne verra rien. De plus, le futur blakson viendra largement couvrir les défauts de surface :) L'important reste que ce soit bien soudé, et qu'il n'y ait plus de rouille ;-)


Au passage, j'en ai profité pour découper le bord supérieur, sur lequel l'aile est fixée. En effet, la corrosion, avait commencé à attaquer cette partie, et m'empêchait de finir proprement le soudage du cône sur l'entourage du phare :



Après découpe des excédents de tôle et un bon meulage des cordons de soudure, j'en ai eu fini pour cette partie.
Clairement, j'étais content d'en avoir fini! 
Bien sûr, il reste du boulot, et il faudra vraisemblablement faire le même travail pour le côté droit, mais c'était une bonne chose de faite :)