dimanche 29 janvier 2017

Pose doublure neuve !

Bonjour à tout le monde !!
Deux mois sans nouvelles... Vous vous disiez : "ça y est, il a définitivement abandonné!".
Et bien non :D je n'ai pas encore dit mon dernier mot, même si effectivement cette voiture était dans un état tel qu'elle n'aurait jamais été restaurée par quiconque ^^

Bref, malgré ces nombreuses semaines de silence, j'ai quand même travaillé un peu sur la restauration de ma petite 304, entre autres choses !

Voici donc une partie de ce qui a été réalisé depuis fin novembre, et notamment une étape clé : la repose de la doublure d'aile neuve !! :D

Pour mémoire, le dernier article traitait de la dépose de l'ancienne. En théorie, ça devait donner quelque chose de cet ordre là :



Bref, passons aux choses sérieuse ! La première étape, c’est de préparer les surfaces. Après un redressage des tôles légèrement déformées par le dépointage, j’ai traité les surfaces à souder au Framéto ! 


Hé oui, la rouille avait tendance à s’installer entre les tôles pointées les unes aux autres.
J’ai donc gratté pour enlever le plus gros, puis passé ce convertisseur de rouille pour stabiliser le peu d’oxydation restée dans les surfaces inaccessibles au décapage et éviter son retour !





Ci-contre, on voit l’extrémité du longeron/ pied de traverse gauche...


...


ainsi que l’arrête du plancher de mâle arrière ci-dessous.
































Au passage, vu que tout est déposé, on peut regarder l'intérieur du longeron dans son ensemble, et constater que tout est propre et qu'il n'y a pas plus de corrosion que ce qui a été découpé/remplacé ou éventuellement traité ! :)


Une fois les surfaces préparées et dans l’attente d’un séchage intégral, on prépare la doublure. Pour le coup, la pièce neuve nécessitait d'être découpée à deux endroits pour être reposée sur la 304.

On a donc procédé à la découpe d'un bout du bord arrière, ci contre et d'un petit bout de l'arrête supérieure ci-dessous :

Jusque là, ça roule !
Il a ensuite fallu fabriquer le renfort situé au niveau de la tête d’amortisseur. La difficulté réside dans le fait que la pièce initiale est tellement rongée par la rouille qu'il est impossible de savoir quelle tête elle avait... On note  cependant que sur la doublure la surface de pointage présente deux petites encoches permettant le pointage du-dit renfort entre la surface de la doublure et la surface de l'entrée de porte qui viendra par dessus plus tard.






Comme d’habitude, on part d’une tôle plate, et on joue du marteau pour que le renfort s’emboîte parfaitement sur la doublure neuve !






Après quelques essais à blanc et coups de marteau supplémentaires, on peut souder la pièce sur la doublure :





























Une petite vue de l'intérieur  avant pose finale de tout ça sur la voiture ! :)





L'étape fatidique arrive ! On essai une pose à blanc.

"Sans marbre??!... Il est fou" direz-vous !

Oui et non ^^ N'ayant pas de marbre, je ne risque pas d'en utiliser un ! Cela étant, ce n'est pas une raison suffisante...

Mais rassurez-vous la repose de cette pièce n'implique pas de passage au marbre du véhicule. En effet, sa repose n'a pas d'influence sur la géométrie de la 304 puisque ce qui joue sur le comportement routier de la voiture, c'est l'alignement des trains. En l'occurence, c'est donc la position de la traverse qui est importante. Les ancrages de la traverse n'ayant pas été modifiés (ils sont situés sur le plancher), il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Par ailleurs, même en cas de décalage léger de l'ancrage de la tête d'amortisseur, la différence d'inclinaison des amortisseurs, in fine, n'aura aucune influence perceptible :) (Un carrossier de métier a également fait la même analyse, et puis ça reste qu'une petite 304 :))

Pour finir, vous verrez qu'on peut se débrouiller pour caler tout ça en utilisant des repères sur le véhicule ;) l'idée étant quand même de pas poser la pièce de travers, au risque de ne plus pouvoir poser les ailes extérieurs correctement (risque esthétique).

On se lance !!


Jusque là, ça semble bien, mais c'est pas si simple.
Le dépointage des anciens éléments a provoqué :
- l'affaissement du toit (1 à 2cm... la porte ne fermait d'ailleurs plus sans frotter sur l'arrête supérieure du toit),
- le recul du dossier de banquette arrière,
- un affaissement léger du plancher (par rapport au longeron), et surtout !! ...
- un affaissement du plancher de mâle arrière d'au moins 10 à 15cm ... hahaha !!!

Il faut donc tout réaligner.

Mais c'est justement ça qui va nous permettre de juger de l'alignement optimal de la nouvelle pièce : elle doit s'emboîter absolument parfaitement avec tous les éléments auxquels elle est soudée.


Ci-contre, on essaie d'aligner l'arrête du plancher de mâle arrière avec l'arrête inférieur de la doublure. Ici, un calage rapide a permis de relever le plancher de 10-15cm.
Il reste 1cm à rattraper :)

Beaucoup plus important : on aligne les trous de fixation de la tête d'amortisseur avec les trous situé sur la tablette de la plage arrière. Avec une vis, qui traverse les deux éléments on est sur que tout restera en place !



Au niveau de l'extrémité du longeron et du pied de la traverse, les deux éléments doivent s'emboîter l'un dans l'autre.


Idem aussi pour la parti du longeron située au pied de l'entrée de porte (côté intérieur). Au passage, on constate que la doublure affleure correctement avec  le pied de la traverse et l'extrémité du plancher où se fixe la traverse (5 trous)





















Enfin, l'extrémité supérieure de la doublure épouse bien la forme de l'entrée de porte ci-dessous

On peut également simuler la repose du bout de plage arrière que j'avais été contraint de découper à la dépose. Tout semble s'aligner correctement !



Précisons quand même que pour tout emboîter correctement, il a fallu "tirer sur le toit pour le relever et le pointer une fois que tout était correctement aligné. En somme, l'utilisation d'un pince étau permettait de maintenir deux pièces alignées pour pointer les éléments les uns aux autres avant soudage définitif !

Bref, une fois que plancher, entrée de porte, plage arrière, dossier de banquette, longeron, renforts et plancher de mâle ont été pointés et alignés, j'ai pu procéder au soudage. (Je n'ai cependant pas tout soudé afin de pouvoir réaliser la pose des éléments annexes, et de limiter le travail en cas de nécessiter de corriger la pose...)

Après "soudage partiel", on note qu'un écart existe entre l'arrête du coffre et le haut de la doublure, alors que les deux devraient être jouxtés... Ceci m'a travaillé un moment (risque d'avoir un décalage lors de la pose des éléments de carrossier).


Néanmoins, en relevant le plancher de mâle à l'aide d'un cric, ce jeu était rattrapable. Et comme il restait l'arrête supérieure de la mâle arrière à fabriquer et poser, la structure n'était pas définitivement rigidifiée. Dernier point la voiture ayant "travaillé" pendant 40 ans, la pose d'éléments neufs sur des éléments anciens, pouvait générer des écarts. J'ai donc laissé cela le temps de poursuivre les travaux et de voir si l'écart était rattrapé par la suite.

Voilà pour la repose ! Affaire à suivre, car il reste encore beaucoup de boulot ! ^^










jeudi 24 novembre 2016

Dépose de la doublure d'aile arrière gauche

Bonjour à vous amis blogger. Après un nouveau moment d'absence - non je n'ai pas abandonné, du moins pas encore... et oui, le temps est une denrée rare. Qui plus est, les étapes en cours actuellement nécessitent des créneaux de temps assez importants - je viens vous poster l'étape terminée ce week end : la dépose de l'ancienne doublure d'aile arrière gauche.

Une étude "approfondie" de l'imbrication des éléments constituant l'arrière de la voiture m'a amené à constater que dépose et reposer la doublure allait être beauuuuuuucoup plus compliquée que prévue.

Bref, passons au récit, vous verrez ce qu'il en est :

Pour rappel, nous partions de ceci :

Rapide vue de la la doublure dans son ensemble. Ayant une pièce neuve complète pour ce côté, j'ai commencé par la doublure gauche. Et bien sûr, je n'ai surtout pas touché à la droite. Ca permet de conserver un modèle (au cas où la mémoire fasse défaut), d'autant que le côté droit était en meilleur état (si on veut...). 



Ci-dessous les gros plans des renforts et pieds de toit, ainsi que le pied de porte vu depuis le passage de roue.

 

Et enfin, le support de l'articulation du coffre...


Je vous avoue avoir tourné un moment autour de tout ce me...dier sans trop savoir par où le prendre.

Pour mieux comprendre, il faut savoir que la doublure est pointée au plancher de male arrière, au dossier de la banquette arrière, à la plage arrière, elle est prise en sandwish entre le toit, le renfort de suspension, la doublure du toit (près des montants arrière), le pied de porte, le longeron et l'extension de doublure...

J'aurais pu découper large, mais n'ayant pas de marbre, je souhaitais conserver toutes ces pièces annexes absolument intactes, de façon à pouvoir repositionner la doublure neuve avec un maximum de repères pour l'aligner (le marbre n'est pas vital, car je ne touche pas aux fixations de la traverse. Donc l'alignement des trains restent identique ;))

Bref, j'ai donc dû dépointer! Et des points, y'en avait un paquet, y compris dans des endroits plus ou moins accessibles...

J'ai donc commencé par découper les pieds de toit pourris (au raz de là où arrive l'aile arrière de façon à ce que les éventuels défauts de soudure plus tard ne se voient pas du tout). Puis j'ai déposé le pied de porte et commencé à  dépointer la partie fixée  au coffre :




On notera que la fibre ayant servi de réparation est resté collée, tandis que le restant de tôle est venu assez bien ;-)






Ca m'a permis de dégager la moitié de la doublure, d'y voir plus clair et d'avoir un meilleur accès à d'autres zones.


Après ça, j'ai dépointé le dossier de la banquette (facile) et j'ai attaqué le dépointage de la plage arrière (avec la tête d'amortisseur). Ca a été plus difficile, du fait de la lunette arrière qui empêche de placer la perceuse (avec le recul, je me dis qu'il devait sûrement y avoir moyen de la déposer, mais sur le coup, je voyais ça comme un pare-brise collé, alors j'ai fait comme j'ai pu)... J'ai donc été obligé de découper la plage arrière pour désolidariser la doublure du reste de la plage. Quant à la jonction de la doublure avec le plancher de caisse et le longeron, n'y voyant pas très clair, j'ai découpé la doublure pour dégager les gros éléments et finir le dépointage plus aisément :



Sur la photo ci-dessus on voit bien qu'il reste des éléments au niveau de l'extrémité du longeron (vers le coin inférieur de la porte), ainsi que sur l'articulation de coffre et le bas de l'extension de doublure.

Pour achever notre bout de tôle, il a fallu dépointer un élément de renfort, par le coffre. Et oui, même après avoir tout découpé percé désossé, elle tenait encore et refusait de lâcher prise :D



Bref, une fois ici, on peut, avec une grande satisfaction, contempler les résidus de rouille...

Côté passage de roue, ci contre gauche...


Puis par le coffre ci-dessous :)





































C'est pas joli joli hen?! Mais pourtant, au contrôle technique, ça passait sans problème (faut dire que ça tenait encore plutôt bien... il m'a fallu 2 jours pour en venir à bout)

Bref, une fois arrivé là, on respire (quelques secondes,seulement, car on réalise rapidement à quel point le plus dur reste à venir et on se demande s'il vaudrait pas mieux arrêter et jeter tout...)


Il faut alors enlever tous les petits bout qui sont restés sur la voiture. Pour accéder aux points de soudure et autres cordons, on enlève le blakson. Un bon décapeur thermique, facilite grandement le boulot et permet alors de retrouver les points :)

Pour ce qui concerne le bout resté collé au plancher et au longeron, le problème est qu'il y avait un renfort pris en sandwish entre le plancher et le dossier de banquette...




Comme on le constate ci-contre, le plancher étant lui même dévoré par la rouille à cet endroit, j'ai tout simplement découpé tout pour retrouver de la tôle saine, et j'ai enlevé l'ensemble en une fois.




Une rapide vue de l'entrée de porte de l'intérieur, avant de découper  :



Et enfin, après dépose des derniers éléments (à l'arrière, et des quelques résidus de découpe qui tenaient tant bien que mal), on touche le bout et on obtient le résultat suivant :



A ce stade, l'objectif est de redresser proprement toute les parties à pointer pour que les surfaces s'ajustent bien, de traiter préalablement ces zones sujettes à corrosion masquée, avec du Frameto.

Et enfin, on replacera la doublure neuve, et il faudra ensuite refabriquer tous les éléments annexes (pieds de toit, plancher, renfort d'amortisseur etc.).

Pour ce qui est de la doublure, un essai à blanc rapide a permis de s'assurer qu'à priori tout s'emboitait bien, moyennant une bonne préparation :)


Je vous laisse là où j'en suis et espère vous raconter, aussi rapidement que possible,  comment s'est passé le remontage ;) 

A bientôt !

lundi 12 septembre 2016

Dégâts à l'arrière

Bonjour à tous,

après tout ce qui a été fait, on pouvait imaginer que le pire était passé et que même si des choses restaient à faire, le plus gros du boulot était fait...

Bah en fait, non !Jusque là, je savais qu'une doublure d'aile à l'arrière était HS et devait être changée. J'ai d'ailleurs trouvé une doublure complète neuve, d'époque, par l'intermédiaire de l'aventure Peugeot! Quant à l'autre côté ça semblait pas encore trop mal.

Bref, ce week end, j'ai fini par démonter complètement les ailes arrière. C'est ni motivant, ni réjouissant. Voyez plutôt !

Après dépose de l'aile arrière droite, on trouve ceci :

Doublure d'aile arrière droite de 304 berline
En zoomant un peu plus, on constate que toute la partie supérieure est oxydée, voire, complètement morte, y compris l'arrête qui reçoit le joint de coffre.







Le bas n'est guère mieux. Avec  un gros trou causé par la rouille sur le corps creux de la jupe arrière.






Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est l'état des évacuations d'eau du coffre, et des entrées de porte arrière. Il y a tellement de rouille, que je n'arrive pas à déterminer comment sont normalement positionnées les tôles. Je suspecte même que certains aient totalement disparu :/























Pour la petite histoire, j'ai racheté une doublure d'aile neuve pour le côté gauche, sachant qu'elle était irrécupérable (elle avait déjà été réparée à la fibre dans les années 80...). Mais vu l'état du côté droit, je ne sais pas s'il est récupérable. Il y a même de la corrosion perforante au niveau de la partie qui reçoit l'armotisseur ...

Pour le côté gauche, c'est encore pire. Vu d'ensemble, on constate que la zone malade est encore plus étendue.








Doublure d'aile arrière gauche de 304 berline



 En gros plan ci-contre, on voit même les fibres qui avaient servi à réparer par le passé (côté intérieur de coffre), apparaître au travers la tôle. Comme quoi ça lui a peut-être fait plus de mal que de bien, et qu'il ne reste plus grand chose de la tôle initiale !









Les évacuations d'eau et aérations du coffre sont dans un piteux état. Et toutes ces tôles sont prises en sandwich entre le coffre, la doublure d'aile et les renforts ...







L'état de l'entrée de porte à l'intérieur du passage de roue, n'est pas dans un état très encourageant. Quant à la doublure d'aile, au niveau du plancher, on avait déjà constaté qu'elle était fortement atteinte.






















La partie de la doublure d'aile sur laquelle se fixe le système de maintien du coffre est méconnaissable !


La custode arrière gauche (ci-contre) est aussi à reformer (je n'ai pas la pièce à l'état neuf), et il faudra également reprendre un morceau de la jupe et la portée sur laquelle se fixe l'aile (photo ci-dessous).

  
















Avec tout ceci, je pense que j'ai vraiment touché le fond. Et pour ne rien cacher, les dégâts étant tellement plus importants que ce qu'on pouvait imaginer au diagnostic initial, que je ne sais ni si je suis capable de le faire, ni si cela vaut vraiment la peine ou s'il vaut mieux abandonner le projet... Dans la mesure, où une éventuelle poursuite des travaux se ferait, cela ne pourra être envisagé qu'avec la certitude d'avoir beaucoup de temps libre. Paradoxalement, j'en ai relativement peu ces derniers temps, j'ai donc précisément tout le temps nécessaire pour réflechir à ce que je vais faire de ce chantier ! ^^' Car là, j'atteins peut-être le stade de l'acharnement thérapeutique. Si toutefois vous souhaitez me donner votre avis, laissez un commentaire, ça me fera plaisir. Les encouragements sont également grandement acceptés ;-)

Pour atténuer le désespoir accumulé à la vue de ce qui pourrait m'attendre ces prochains mois (années?!), j'ai quand même passé un coup de Rustol CIP (antirouille) sur les tôles réparées à l'avant et sur le plancher, afin de protéger ces parties de l'oxydation le temps de ma réflexion et à l'approche de l'hiver. Au passage, ça permet de se faire une idée du résultat global près réparation ;)




Sur ce, je m'en vais méditer... A bientôt, peut-être?!