jeudi 26 septembre 2019

Sortie d'hibernation !

Hello !

Aujourd'hui je vais vous compter la grande étape de ces derniers jours !
 Vu que la voiture a été remise sur ses trains, et que j'ai reposé la planche de bord et le recaler le faisceau côté intérieur, je mourais d'impatience de redémarrer la voiture :)

Pour que tout fonctionne, il fallait rebrancher l'alternateur (on peut tourner avec une batterie, mais le faisceau d'alternateur doit être raccordé... donc je l'ai reposé). J'ai également rebrancher, les différents fils de faisceau (notamment le démarreur, et la masse), mais vu l'accès et l'intérêt limité, je n'ai pas de photo.

A partir de là, j'ai commencé par vérifier que l'électricité fonctionnait (en tout cas au niveau du tableau de bord).

La voiture reprend doucement vie :D J'avais la banane !










Et nous voici venus au temps de sortir notre moteur de l'hibernation ! Après presque 4 ans d'arrêt (le démontage a débuté en décembre 2015...) Il est temps de s'assurer qu'il tourne toujours :)
Pour ceux qui connaissent l'histoire, vous me direz que 4 ans c'est pas énorme quand on sait que cette voiture est restée 19 ans à l'arrêt avant que je la récupère... mais quand même.

Pour commencer, j'ai refais le plein d'huile neuve. Pour bien lubrifier au démarrage, j'ai versé de l'huile abondamment sur la rampe de culbuteurs, et la chaîne de distribution en déposant le cache culbuteurs.

On constate que le haut du moteur porte franchement les stigmates de ses arrêts prolongés. Il est très encrassé. Mais vu qu'il tourne bien en l'état, une restauration peut largement attendre :)

Pour ce qui concerne les segments de piston et les pistons eux même, j'ai versé un poil de gazole dans chaque cylindre. QUOI?! du gazole dans un moteur essence??!  Oui oui, l'avantage du gazole, c'est que c'est gras... Lors d'un redémarrage on peut donc en mettre dans les cylindres pour favoriser la lubrification. Par contre, il ne faut surtout pas remettre les bougies ! En 2014, j'avais mis un mélange d'huile et d'essence pour assurer la lubrification.
Il ne reste plus qu'à brancher une batterie, et tenter un lancement du démarreur, bougies démontées ! Le gazole pourra ainsi être expulsé. Perso j'avais mis un chiffon au dessus des puits de bougies pour éviter que le gazole ne gicle partout. 

On met la clé, on tourne, et on entend le moteur s'ébrouer et tourner à vide. Ca fait plaisir ! Rien n'est bloqué, le faisceau semble être bien branché. Le gazole s'échappe des cylindres.

Première étape faite. Le moteur est lubrifié :)

On passe ensuite à l'étape finale. Pour que ça tourne, il faut quand même un peu de carburant... Vu que le réservoir est vide, j'ai mis un tuyau à l'aspiration de la pompe à essence que j'ai fait aspirer directement dans un bidon.

Eventuellement, il est même possible de se passer de la pompe à essence et de balancer l'essence au carburateur via un tuyau et un entonnoir placé "en hauteur" par rapport au carburant. La gravité fait le reste ;-)
C'est notamment util lorsque vous pensez que la pompe à essence est naze.

Nota : le circuit de refroidissement n'est pas remonté, mais pour démarrer quelques secondes, ça ne pose pas de problème, le moteur n'aura pas le temps de chauffer.

Tout est prêt... On tente un vrai démarrage :

1er essai... et en vidéo en plus ;-)


L'essence n'est pas encore arrivée au carburateur... Pour ne pas tirer des lustres sur la batterie, on va l'aider à "boire" :p


Ca y est, notre petite 304 a repris vie ! Après tant de travail de tôlerie, et tout ce temps passé à essayer de réparer les plaies du temps et de l'oxydation, je ne vous cache pas que j'avais sombré dans un léger désespoir et la peur de peut-être ne jamais entendre ce moteur tourner à nouveau, et de voir la voiture reprendre la route. J'en étais presque ému ! Bon, rien n'est gagné, elle ne passera peut-être pas le contrôle technique, mais ça m'a quand même rendu heureux  d'entendre ce bruit à nouveau.

Bon, pour ce qui concerne le bruit, non.. je n'ai pas remplacé le 1,3L par un V8 américain :D. L'échappement n'était simplement pas remonté. c'est marrant une 304 qui fait le bruit d'un monstre !

Pour conclure, il reste du travail... Mais cette étape marque le début de la fin, c'est motivant, et je me dis que finalement c'était la bonne solution que de la remonter en l'état, sans viser une restau intégrale avec peinture. Au moins ça donne envie d'aller au bout :)

lundi 23 septembre 2019

Pose des freins avant, et fixation des demi trains

Bonjour à tout le monde !

Ce week end, le chantier a pris une claque :)
J'ai fini la repose du train avant avec les freins et pu reposer la voiture sur ses roues avant également !

Il y a déjà quelques mois, je m'étais occupé de nettoyer et repeindre mes étriers de freins au bac à ultra sons. Ca décape bien.





















J'avais ensuite passé un coup de bombe noir brillant histoire de leur donner un coup de propre.


J'ai ensuite posé les plaquettes neuves. 

Je me suis attelé à décaper un peu le répartiteur de frein situé sur la doublure d'aile avant. (Pas de photo à montrer en revanche).

J'ai reposé tout ça sur la voiture, et poser les étriers sur la fusée.

J'ai reconnecté tout ça au servo frein.








Après ça, plus rien de sorcier. Il a simplement fallu visser, (sans serrer)  les axes de fusée, ...

serrer les rotules de direction au couple.

serrer l'écrou de moyeu à 25m.kg... Ca commence à faire du lourd ! Normalement pour ça, il y a un outil permettant de maintenir la roue pour serrer. Perso j'ai fait ça au système D avec une barre en travers de deux goujons de roue.

La première n'a pas tenu longtemps hahaha...

J'ai repris avec une autre plus résistante et qui passait aussi.

























On finit par le freinage de l'écrou par poinçonnage.

La barre a malheureusement laissé quelques traces sur le moyeu. :/

Et pour finir, il fallait poser la voiture sur ses roues, la bouger pour corriger l'assiette avant de serrer les axes de triangles, et la barre stabilisatrice au couple ci-dessous.

















Et voilà le résultat.

A partir de là, il ne reste plus grand chose pour qu'elle aille faire un tour ;-)

Bientôt bientôt, ça approche !

samedi 21 septembre 2019

Repose des périphériques arrière

Salut tout le monde !

Maintenant que les trains roulants sont posés, il a bien fallu également reposer une certain nombre de périphériques.




Tout d'abord, j'ai reposé la barre anti roulis qui, elle aussi avait fait peau neuve il y a désormais plusieurs mois (pour pas dire plusieurs années...) 


Attention pour cette étape. Visiblement la barre ne peut pas se poser dans n'importe quel sens (j'ignore la raison, bien que je suppose que ce soit lié aux cannelures hexagonales de ses extrémités). Perso au démontage j'avais fait une légère entaille à la lime sur le côté gauche, comme ça, je savais quel côté allait où :) 
Sinon rien de sorcier, il faut veiller, à la repose, à ce que la partie centrale de la barre soit dans l'alignement des axes des deux bras sur la traverse. Ainsi la barre anti roulis travaille exclusivement en torsion.





Je suis ensuite passé à la repose des flexibles et tuyaux de frein.

J'ai reposé les tuyaux et flexibles en l'état. Encore une fois, mon but est désormais de passer le CT et s'il est validé, je reprendrai les travaux cosmétiques et d'amélioration plus tard.

Je referai le circuit de frein à neuf plus tard ;-)








Au passage, pour l'anecdote, même en rangeant les petites pièces dans diverses boîtes étiquetées, difficile de ne pas en perdre. Je n'ai retrouvé qu'un cavalier de flexible de frein sur les 2... Va falloir dégoter ça avant de rouler ^^

Après les freins, j'ai ressorti le réservoir. 








Pour ce dernier, pour mémoire, j'avais fait une remise à neuf lors de la remise en route de la voiture.

Tout est dispo ici : Rénovation circuit d'essence

Il est un peu poussiéreux, mais il en verra d'autre sous la voiture :)

Après repose avec les plaquettes triangulaires, on obtient l'ensemble suivant :




Et arrivé, là, j'avais envie de me faire plaisir... Alors après 4 ans sur cales, j'ai reposé notre petite 304 sur ses roues arrière !

 

Grosse maille, il ne reste plus qu'à reposer les ailes, le pare choc et les feux pour considérer l'arrière comme remonté intégralement :) Je m'occuperai de ça dès que j'aurai reçu le profilé de joint américain au butyl pour fixer les ailes de manière étanche !


jeudi 19 septembre 2019

Repose des freins et moyeux arrière

Hey !

Une nouvelle étape de franchie ! (bien que petite)

Je viens de finir le remontage des freins et moyeux arrières !

Pour commencer, on repose le plateau, qui avait été repeint (par cataphorèse) !

On place ensuite le cylindre. Précisons toutefois que les freins arrière (cylindres et mâchoires) avaient été changés peu de temps avant le démontage. J'ai donc remis le kit complet qui a finalement peu roulé.













On place ensuite les mâchoires. Elles tiennent par un petit ressort  (qu'on voit sur chaque face de chaque mâchoires) et qui vient s'accrocher à une sorte d'agrafe qui elle, est placée par l'arrière du plateau. 
C'est un peu chiant à accrocher d'ailleurs...




Et comme ces ressorts ne suffisent pas... Il faut ensuite accrocher ceux qui retiennent les mâchoires entre elles. Ci-dessous un gros plan où on voit les deux. Celui du bas passe derrière le guide du câble de frein à main.

Pour les placer, il existe un genre de pince spécifique, mais la mienne étant peu efficace, je le fais avec un tournevis....










On positionne ensuite le moyeu avec ces roulements Sur ce modèle, ils sont coniques, c'est hyper pratique pour la pose :D Suffit ensuite de serrer l'écrou de moyeu en faisant attention à mettre la rondelle de sécurité bombée dans le bon sens. On sert à un premier couple (3mkg) en faisant tourner le moyeu. On dessert , puis on sert à nouveau au couple final (1mkg pour laisser un jeu de fonctionnement pour les roulements). Reste plus qu'à freiner l'écrou en l'écrasant dans les encoches de l'axe.


Et enfin, on peut reposer le tambour. Préalablement, il est utile de passer un coup de nettoyant freins sur les mâchoires et l'intérieur du tambour. Ca peut éviter des surprises ;-)



Au passage, ci-dessus, on notera que j'ai finalement déposé les axes de pieds de suspensions montés dans l'article précédent. J'ai en effet, préféré finir le serrage des axes de bras arrière (à l'horizontal). Il ne me restera donc plus qu'à reposer et serrer les axes de pieds de suspension lorsque j'aurai de quoi charger la voiture. Mais ce sera plus pratique de procéder dans cet ordre. Ces vis sont en effet plus accessibles que celles de la traverse.

lundi 16 septembre 2019

Remontage suspensions et train arrière

Salut tout le monde ! 

Comme la réparation et le traitement des passages de roue arrière sont terminés... J'ai pu ENFIN reposer le train arrière.

Pour rappel, en parallèle de la tôlerie, j'avais décapé beaucoup de pièces mécaniques (freins, trains, suspensions, triangles etc.), notamment par sablage. J'avais pu faire traiter certaines pièces par cataphorèse par l'intermédiaire de mon père, et d'autres par peinture au pistolet. Vous pouvez retrouver ces étapes à l'article suivant : Réfection du train arrière

Mais une fois les pièces peintes, elles ont du attendre un moment avant le remontage effectué ce week end :) 
Tout d'abord j'ai commencé par remonter les amortisseurs. J'avais trouvé des amortisseurs "record" il y a des mois et des mois. Le seul bémol, c'est qu'un soufflet caoutchouc se monte normalement dessus pour protéger la tige d'amortisseur chromée. 

Mais, comme vous pouvez le voir ci-contre, sur ces refabrications adaptables, le caoutchouc ne se montait pas, car le diamètre de l'amorti est supérieur.
Forcément, impossible d'en trouver un autre ayant les bonnes dimensions à l'embase, en haut, et en hauteur (par exemple, ceux de l'avant étaient trop larges...)

J'ai donc eu une idée (j'ai pas dit qu'elle était bonne !! ;-) )

J'ai récupéré la chambre à air de mon VTT que j'ai découpée pour la glisser autour du protecteur et la faire descendre jusqu'au corps d'amortisseur.

Et... bingo, la chambre assure une parfaite étanchéité aussi bien en haut qu'en bas car elle est légèrement plus étroite que le protecteur.

Je sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que ça fait relativement propre (et ça ne sera pas visible vu l'emplacement de l'amortisseur derrière l'aile). 

J'espère simplement que ça tiendra un peu dans le temps, sans quoi le risque est d'avoir des poussières ou débris qui viennent abîmer le chrome et rendent l'ensemble hydraulique inétanche.

Après ça, on passe la coupelle supérieure (les anciennes étaient vraiment fatiguées, et les amortisseurs étaient livrés avec une grosse rondelle à la place). Puis on glisse les ressorts comprimés. 

Importants : Les ressorts étant assez étroits, mes compresseurs étaient un peu trop larges et tenaient difficilement sur les spires... tant et si bien que l'un deux a glissé et que le ressort a bien failli me sauter à la figure. Vu l'énergie emmagasinée c'est relativement dangereux... Sur les 204/304 il y a normalement un outil spécifique pour réaliser cette opération. Mais j'ai fait avec ce que j'avais ! Bref : Vigilance !

Pour fermer l'ensemble, il fallait des supports supérieurs neufs, idéalement ! Ce sont des éléments que j'avais dégoté par l'intermédiaire d'un ami du forum il y a des lustres désormais. Merci à lui, car c'était introuvable comme pièces (en tout cas à l'époque où je les ai eues). 

Ci contre on voit l'état des miennes en comparaison !

On peut ensuite poser la coupelle de centrage et fermer le tout !

J'ai du réitérer l'opération deux fois de peur de ne pas avoir utilisé le bon écrou (écrous frein VS écrous normal livré avec). Mais tout ça pour rien ... 
A l'origine, c'est un écrou freiné M10 qui est monté. Sauf que je n'ai pas pu en remettre un. La tige tourne avant que le nilstop de l'écrou ne visse... (et l'extrémité de la tige est faite d'une partie mâle plate à prendre avec une pince. Généralement c'est une extrémité femelle en BTR ou torx, donc on peut maintenir la tige en vissant). C'est le genre de détail qui agace et fait perdre du temps ! J'ai donc remis l'écrou standard livré avec, et utilisé un peu de frein filet par acquis de conscience !

Après ça, on pose les amortisseurs sur la caisse en vissant ça par l'intérieur, au niveau de la plage arrière :



Là aussi, j'ai du m'y reprendre à deux fois, les fixations des supports sont en diamètre 7, mais j'avais perdu 2 écrous sur les 6... Et comme c'est pas hyper standard des écrous de 7, j'avais pas ça en stock... Résultat, il a fallu redéposer un amortisseur pour remplacer les fixations de 7 par des fixations de 8... grrrr

Bref, on passe ensuite à la repose de la traverse. J'ai reposé les vis des supports de traverse à la presse :



































On les repose sur la caisse, en prenant soin de boucher les trous de centrage (comme préconisé dans la doc technique).

Ca évitera l'entrée d'eau et la formation de rouille entre la caisse et les plaques de fixations.

On pense aussi à reposer les plaquettes arrêtoir de la boulonnerie pour freiner les écrous de fixation :-)

Puis on pose ensuite la traverse, en prenant soin de bien graisser les axes des articulations de la traverse :

Il faut ensuite reposer les bras de suspension après avoir reposé les chapes de fixation inférieur de la suspension et les butées de suspension

 

Sur la photo il manque une butée qui avait cassé au démontage, mais ça se retrouve et c'est pas urgent !

Après ça, on repose les bras sur le pied de suspension à 90°C, avant d'assembler l'ensemble à la traverse.

Pour le serrage de l'axe, il faudra attendre car :
D'une j'ai pas d'écrou freiné neuf approprié : les axes nécessitent deux écrous de 14 et 16 en pas fin : 16 x 150 et 14 x 150.
De deux, il semblerait que pour serrer les axes des bras, il faille que la voiture soit sur ses roues, et chargée de 140kg... A mon avis, c'est lié à l'articulation caoutchouc intégrée au bras de suspension, qui doit être "au repos" pour une position où Le Bras est à l'horizontal. Si je sers l'axe en l'état, sa position de repos correspondra au débattement maximal de suspension... 

Bref, Vu d'ensemble, ça donne résultat suivant.



Ca commence à faire plus propre qu'il y a 4 ans ^^

La suite arrive dès que j'ai pu m'y attaquer ;-)

mercredi 11 septembre 2019

Traitement, peinture et blacksonnage de l'arrière

Maintenant que la tôlerie a été terminée (exception faite de quelques petits endroits et d'une remise en état du plancher de malle arrière le jour où la voiture sera repeinte), je me suis attelé au traitement, à la préparation puis à la mise en peinture des éléments arrière qui ont été réparés ou changés :)

J'ai commencé par un nettoyage des poussières et ponçage léger des quelques éléments que j'avais peint au CIP. Pour le traitement, le mastic et la peinture, j'ai demandé conseil à mon carrossier :

Il m'a préconisé de commencer par passer un apprêt phosphatant sur les éléments décapés/sablés.
L'avantage de ce produit, c'est de préparer à la mise en peinture, et de protéger la tôle de la corrosion. Apparement, c'est hyper efficace les produits phosphatant :)


Chez le fournisseur du coin, j'avais trouvé des produits de la marque BESA à l'époque où j'ai refait le train arrière. C'est plutôt de la bonne came et il m'en restait, alors ni une ni deux  on y va.















La plupart des éléments étant seulement visibles par le passage de roue, j'avais pas envie de passer des heures à mastiquer et poncer. Néanmoins il fallait réaliser les joints PU au niveau des jonctions entre les différents éléments comme ci-dessous :




Côté masticage, il fallait au moins travailler les entrées de porte car elles sont visibles  en ouvrant les portières. Mon carrossier m'a conseillé d'utiliser du mastic alu pour les gros défauts, et d'utiliser le sintofer "jaune" pour les finitions. Je n'en ai pas épais à rattraper (le but de la tôlerie, c'était d'éliminer la rouille, mais aussi d'éviter le chouchoutage massif dont certain abusent parfois). Ca c'est une étape que je redoute un peu, déjà parce que faut "le coup de patte" et en l'occurence, c'est plus ou moins la première fois que je dois faire ça. Par ailleurs, la forme de la pièce étant complexe (il n'y a aucune surface plane), ça s'annonce hard... J'ai acheté le produit qu'il m'a conseillé pour faire la première passe.





J'ai lu ici et là que le mastic n'accroche pas bien sur l'apprêt, mais j'ai également lu ici et là que le mastic sur tôle nue c'était du cache misère favorisant la corrosion... Alors comme on m'a conseillé de passer le mastic après l'apprêt phosphatant, et que dans ma logique, le but de l'apprêt c'est de protéger la tôle nue, il m'a semblé logique que l'apprêt soit passé en premier pour être en contact avec la tôle... Bref, j'ai quand même poncé un peu l'apprêt pour favoriser l'accroche comme sur l'entrée de porte ci-dessous.


Après ça, fallait bien y aller, alors je me suis lancé !

Et ... soyons honnête, le résultat était catastrophique... A la première passe, le résultat était pire que de laisser la tôle en l'état... (je pense que c'est parce que j'ai pas l'habitude, et que je n'ai pas utilisé la bonne spatule...)

















Bon sinon, le produit semble bien accrocher sur l'aprêt. Faudra voir dans le temps, mais déjà ça donne confiance :)






J'ai donc passer du temps à poncer poncer et reponcer ...


















... 

puis j'ai fait une deuxième passe, puis reportage, puis une troisième puis rereponçage...

























Normalement, j'aurai dû passer du mastic de finition (sintofer "jaune")... mais vu le résultat passable que j'obtenais déjà avec le mastic de rebouchant, j'ai pas voulu gâcher de matos et user le soleil. Je pense pas obtenir beaucoup mieux. J'ai donc squeezer cette étape. Pour une remise en route de la voiture avant contrôle technique je m'en contenterai. Si un jour elle passe chez le carrossier, il s'occupera de fignoler le masticage il fera ça mieux que moi ;-)

Après ça, pour une "finition parfaite", il m'a dit de passer une couche d'apprêt garnissant. C'est un produit un peu épais, qui comble les petites rayures... puis de poncer au 600... Bon vu l'état initial des pièces, j'ai passé un coup d'arrêt garnissant plus pour favoriser l'accroche de la peinture que pour avoir un aspect de surface top. Ca laisse clairement voir tous les défauts ... (mais on ne voit pas trop ces défauts sur les photos)






En attendant le séchage et un léger ponçage, j'ai passé une couche de blackson sur les les passages de roue.





Une fois que le tout bien préparé, j'ai passé une couche de peinture. J'ai utilisé une peinture professionnelle, réalisée sur mesure (bleu océan) au magasin du coin en brillant direct, comme à l'époque. (La même que celle utilisée pour repeindre le compartiment moteur : Préparation et mise en peinture du bloc avant

Théoriquement, la teinte est la même.  En réalité, on voit clairement une différence de teinte (fallait s'y attendre, la voiture à 43 ans, elle a connu les UV, la pluie, le soleil, la neige, la boue...).. Sinon en terme de qualité, c'est du bon, mais ça reste un cran en dessous des peintures "carrosserie".

Côté application, je me suis un peu vautré sur la viscosité.. J'ai pas assez mis de diluant... La porte me gênait pour appliquer la peinture à une distance convenable de manière confortable... et après une journée entière à bosser sur la voiture, j'en avais un peu marre, je me suis précipité, (il faut bien le reconnaître), et j'ai fait ça en fin de journée avec une lumière moins bonne.
Résultat, j'ai cumulé tout ce qu'il fallait pour avoir un résultat approximatif : le coté gauche présente des coulures, et la peinture a un léger aspect (peau d'orange).

Bon, une fois tout ça dit, pour faire une finition temporaire en attendant une éventuelle peinture en carrosserie un jour, je me dis que ce n'était pas catastrophique.




Cela étant dit, si vous vous lancez un jour, quelques conseils évidents, mais qu'il faut rappeler :

- bien préparer les supports,
- prendre le temps de démonter tout ce qui va gêner pour peindre
- bien préparer la peinture avec les doses appropriées de diluant et durcisseur
- bien régler le pistolet pour maîtriser le flux de peinture
- travailler avec une lumière adaptée.

 :)








Le côté droit me semble un peu mieux (en étant droitier, la porte ne me gênait pas !) Nota : les traces blanchâtres qu'on voit au centre de la pièce sont un effet d'optique ;-)



Voilà voilà ! J'ai profité d'avoir le pistolet plein de bleu pour aussi peindre une aile, mais ça, ce sera pour la prochaine fois ;-)